Hubert Risser : « Sur la ligne de départ de l’ES 1 on n’en mène pas trop large dans la voiture ! »

Navigateur d’Olivier Courtois, avec qui il a remporté le Clio R3T Alps Trophy 2018, Hubert Risser est un copilote très expérimenté. Au moment d’aborder son deuxième Rallye Monte-Carlo, mais son premier dans l’habitacle de la Renault Clio R3T officielle de Renault Suisse chaussée de pneumatiques Michelin, en dotation de leur victoire, le navigateur alsacien se confie.

Hubert Risser, vous avez remporté le Clio R3T Alps Trophy 2018 et, en dotation, vous vous présentez au départ du Monte-Carlo avec la Clio R3T officielle de Renault Suisse préparée par Chazel Technologie Course. Une dotation épatante, excitante ou stressante ?

Forcément les trois à la fois…Epatante et excitante car le Monte Carlo c’est un grand moment, un peu stressante car il y a tellement d’inconnues sur une épreuve comme ça.

C’est votre second Monte-Carlo, vous souvenez-vous de ce que vous avez ressenti au moment où vous étiez sur la ligne de départ de la première spéciale du Monte-Carlo ?

Oui, je me souviens. La première spéciale était de nuit, déjà assez tard, et c’était un sacré morceau, très piégeux. On n’en mène pas trop large dans la voiture. Je me souviens beaucoup mieux du point stop après l’arrivée, car on fait le meilleur temps du Clio R3T European Trophy.

Hubert Risser aborde son second Monte-Carlo

Pour un navigateur ou un pilote français être au départ du Monte-Carlo ça représente quoi ?

Compte tenu de la notoriété et de l’image du Rallye Monte Carlo, de l’aspect mythique, c’est bien sûr un moment exceptionnel d’être au départ ! J’avais déjà fait les 5 éditions du Rallye de France en Alsace et beaucoup d’autres très belles (et difficiles) épreuves, mais c’est vrai le Monte Carlo c’est quand même quelque chose d’énorme !!

Qu’est-ce qu’on ressent quand on évolue sur les routes du Monte-Carlo avec tout le public présent le long du parcours, parfois dans des lieux improbables. Avez-vous le temps d’apprécier cette ambiance si particulière ?

Il y a certaines images qui restent de ces très belles spéciales dans des cadres et des paysages magnifiques, mais dans la voiture on est quand même très concentré sur le job. Pour le public, s’il part en courant quand on arrive, c’est qu’on est vite…

Vous êtes très expérimenté, c’est de toute évidence un atout précieux au moment d’aborder le Monte-Carlo. Depuis quand êtes-vous assis dans le baquet de droite et quels pilotes avez-vous navigué ?

Je fais des rallyes en copilote depuis plus de 30 ans et j’ai surtout disputé beaucoup de formules de promotion avec mon ami Pascal Mackerer (qui sera d’ailleurs notre ouvreur), de la furieuse Coupe Renault 5GT Turbo au Challenge Citroen C2 (gagné en 2006) en passant par la 309, la Coupe CLIO (remportée en 1993), le Volant 106 ou la Saxo. J’ai également roulé quelque temps avec Thierry Venturini en rallyes sur terre. Alors effectivement, un peu d’expérience peut servir, mais le monde du rallye a tellement changé et un Monte Carlo c’est des conditions tellement particulières et différentes des autres rallyes…

Olivier Courtois est élogieux vous concernant, il loue votre rigueur, votre grand sens de la planification, votre calme. Il est un pilote fougueux, trop parfois par le passé, comment êtes-vous parvenu à le canaliser pour que vous parveniez enfin à remporter le Clio R3T Alps Trophy ?

Je ne sais si c’est moi seul qui ai pu le canaliser, mais il a bien évolué en sagesse et surtout on s’est fixé les bons objectifs à atteindre. Un peu de patience fait le reste, mais c’est vrai que ce n’est pas toujours facile, pour des compétiteurs, de temporiser.

Hubert Risser et Olivier Courtois sur les routes du Monte-Carlo 2016 avec le Courtois Sport.

Quelles sont les qualités d’Olivier Courtois. C’est un compétiteur dans l’âme mais encore ? 

Il ne lâche jamais rien ! Olivier est aussi quelqu’un qui s’attache à bien faire les choses, qui fait preuve de rigueur et de perfectionnisme. Dans la vie comme en course, je pense.  

Vous abordez le Monte-Carlo dans des conditions nouvelles pour vous puisque vous êtes officiel Renault Suisse, entouré sur le plan technique par Chazel Technologie Course. Est-ce que cela à une saveur particulière pour vous qui avez toujours évolué avec le Courtois Sport dans une cellule « familiale » ces dernières saisons ou est-ce une source de pression supplémentaire ? 

Non pas de pression supplémentaire, sinon le souci de bien faire et d’être à la hauteur. Pour avoir déjà fait un Rallye de France avec l’équipe Chazel, je ne suis pas inquiet et j’ai toute confiance en l’équipe Chazel qui nous entourera. Je pense que serons plutôt déchargés de certaines choses que nous gérons d’habitude nous-mêmes.

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter, excepté le fait d’être à l’arrivée sur le port de Monaco dimanche ?

Bien sûr, un résultat honorable sur le port mais aussi beaucoup de plaisir dans la voiture et quelques bonnes perfs au cours de ces belles spéciales ! 

Suivez le déroulement du Rallye Monte-Carlo d’Hubert Risser et Olivier Courtois tout au long de l’épreuve et les coulisses de cette participation officielle sur la page Facebook officielle du Clio R3T Alps Trophy.

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